Message d'amour ou Derby-ego-post.

Préambule-bule-bule :
Voici un petit bilan qui traine dans mes tiroirs depuis un bail. Ce post est EGO-DERBY-RELATED. J'y parle de MON expérience qui peut certainement intéressé quelques unes ou bien personne. 

Il y a environ un an, à l'occasion de l'impression de nos premiers tee-shirts d'équipe, mes co-équipières me fesait cette surprise :




Je vous retrace en quelques lignes les faits : 
Moi, Mojo Mama, 40 ans, un mari, un jeune enfant, un boulot, des activités de couturière, de musique. En gros, je suis hyperactive. 
J'ai intégré l'équipe des Furies en sept.2011.
Par ma personnalité (comprendre psycho-rigidité), je suis passé "gérante" de la ligue petit à petit. Mes co-équipières ont fini par appeler ça " capitaine".
Vous pouvez aussi lire mon article sur la freshmeat.

Nous voilà à la fin de la saison. Beaucoup de choses ont changé dans la section Roller Derby du Club de Roller de Bourges. D'environs 6 filles, l'équipe comptent aujourd'hui un peu plus de 15 joueuses et 3 referees. Mais finalement piqués par le jeu, nos arbitres passent en mode joueur ! Et surtout, ce message tout en haut, et bien il est out of date ! Les filles se sont beaucoup investies pour le plus grand bonheur de tous (et surtout de moi bien-sûr).

En 1 an et demi , ma vie a…un peu changé. 

Cela va donc faire 2 ans que le roller derby est entré dans ma vie déjà bien largement remplie. Il a pris ses aises et s'est totalement retrouver en haut de ma top list de mes nouvelles occupations.

Voilà que je patine à 40 ans, que je cours et me porte volontaire pour torturer pour mon corps que je pensais fait de sucre tellement c'est mon aliment de base.
Voilà que je me retrouve avec des jeunettes plutôt qu'avec mes meilleures amies, que je lis des pages de règlement au lit avec mon mari et que j'apprend à gérer ma culpabilité de mère d'abandonner tous les lundis et plus (voir plus, plus) mon jeune garçon.

Je l'ai souvent entendu et c'est vrai, le roller derby peut devenir très vite obsessionnel.
Je pense sincèrement que mon entourage proche en a fait les frais. 
Ça devient un peu le sujet de conversation numéro 1 et au bout de quelques mois, ça peut gonfler un peu l'entourage, les collègues, la famille. Tout le monde quoi.
Mais j'ai la chance d'avoir pour mari et amies des gens très intelligents :)

Il faut annuler les RV avec les copines, déplacer les répétitions du groupe, faire appel à la grand-mère. 
Sans leur compréhension, leur disponibilité, je ne ferais pas de Derby.
Je le sais et malgré tout, je jalouse ses filles et garçons qui se déplacent chaque weekend à un événement derby.
On fait ce qu'on peut.

Il faut savoir que quand on commence à vouloir organiser un peu une équipe de roller derby, y a un peu de boulot. C'est pas seulement parader sur des patins une fois par semaine et publier des photos pourries de l'entrainement sur facebook. Je n'étais pas à priori parti pour cela, j'imaginais me la couler douce sous les ordres d'un coach et/ou d'un équipe qui saurait déjà tout.
Erreur.

En septembre 2011, seulement quelques filles constituaient la petite équipe locale mais très vite, le recrutement fait à l'arrache a porté ses fruits et il est devenu vite indispensable de structurer tout ça :
faire des groupes par niveau pour que celles qui patinent bien ne s'ennuient pas et que celles qui en sont encore aux bases ne se sentent pas dépasser par les événements, trouver des exercices Derby plus qu'autour du simple patinage, ajouter des cours sur les règles, mieux intégrer la freshmeat, communiquer entre nous et faire participer tout le monde et 10 000 autres choses.

Voici en quelques ponts très exhaustifs à quoi s'attendre :

  • Le google doc n'a plus aucun secret pour toi.
  • Malheureusement facebook non plus.
  • Tous les jours, plusieurs fois par jour, tu check la boîte mail, les messages, le mur, le forum de l'équipe et ton portable.
  • Les AG, CA et CR ne sont plus du charabia pour toi.
  • tu as 20 check-listes, post-it dans ton sac en toute occasion.
  • Au boulot, tu peux organiser un bootcamp et finir ce projet urgent que ton patron vient de te pondre, en même temps.
  • tu harcèles tes co-équipières de 10 000 questions par soucis de démocratie et parfois tu n'obtiens au mieux que 4 réponses.
  • tu organises ton emploi du temps perso et familial en fonction des dispos de ton équipe.
  • Tu prends en compte toutes les idées, remarques même si celles-ci te paraissent parfois juste totalement infaisables ou pas à ton goût.
  • Tu te mords la langue de rage plutôt que de la faire éclater quand pour une raison ou une autre (mais surtout une mauvaise) tout ton orga préparée depuis des semaines part en fumée à cause de quelques personnes seulement.


Au bout d'un moment, j'ai quand même sérieusement pensé à raccrocher (pas mes patins, hein !).

Le côté relationnel...
Honnêtement, ça a été le moins facile. J'ai tout de même dans la plupart des cas, presque le double de l'âge de mes co-équipières. Pas le même "background", pas les même expériences, et parfois pas la même vision de ce sport. Pourtant, j'ai montré plus de patience qu'avec les personnes qui me sont poches. Dès fois, j'ai crié quand même. Et j'ai fait des erreurs.
Mais j'ai essayé de faire plus d'effort au sein de l'équipe que j'en aurais fait dans la vie en général pour ne pas envoyer balader mes partenaires afin de garder une cohésion et de les respecter le plus possible. J'ai un franc parlé qui peut gêner la jeunesse mais je les accepte comme elles sont, je pense qu'elles font de même.

J'ai fait de super rencontres aussi ! Et je me suis même mariée.

Ma vie a changé jusqu'à il y a 4 semaines.
Il y a quelques semaines , j'ai dû à chaque jour d'entrainement m'absenter pour finaliser d'autres projets ou autres responsabilités, bref pas de derby pour moi pendant 4 semaines.
Ben vous savez quoi ? ça ne m'a pas manqué. Du tout.
La famille a apprécié. Et j'ai pu voir à loisirs mes amies.
Du coup, je me rend compte combien le derby a pris une place très ou trop importante dans ma vie.

En plus, je ne suis pas la joueuse de rêve que tout le monde attend, moi je suis plus du genre à faire mon petit bonhomme de chemin, tranquille, à bosser quand même dur, être assidue, posée 1000 questions, les reposer encore car j'ai du mal à comprendre, et finalement ne pas réussir sur bien des points, ne pas tout maitriser, ne pas être bonne simplement.

Mais je m'en fiche ! Je l'aime ce sport, et même à mon niveau je peux aider des filles de mon équipe à monter plus haut, plus que moi en tout cas. Et ça, j'aime.

Maintenant, on a de bons projets pour l'équipe (avec Les Centrifugeuses, les Simones + les furies = les furimones) et je pense que chacune sait ce qu'elle a à faire tant au niveau personnel que collégial au sein de l'équipe. On joue des matchs, on apprend à se connaître, et qu'est-ce qu'on rigole ! 

mais purée, qu'est-ce qu'on rigole…

Conclusion :
J'ai l'intention de lever le patin comme on dit mais je suis accro et je sais que je vais en souffrir dès fois mais pas toujours et ça c'est positif. 
J'entend déjà : "That's derby, baby, that's derby." Alors un conseil, les gens, ne commencez JAMAIS le Roller derby, on dirait pas comme ça, mais c'est une drogue, vous savez. 
1 commentaire:
Hélène Claudel a dit…

Tu resteras LA Mama du derby !!!
bisette

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